Nouvelle date d’audience à l’extradition de Julian Assange en février 2020.


#ALERTE
 EN FEVRIER 2020 !!! Ce vendredi la justice britannique fixe une nouvelle date d’audience à l’#extradition de Julian Assange.
L’audience pour étudier la demande d’extradition du fondateur de 
#WikiLeaks Julian #Assange vers les Etats-Unis, qui l’accusent d’espionnage, aura lieu fin février, a décidé vendredi un juge du tribunal londonien de Westminster.

“Une audience de cinq jours aura lieu en février, probablement à partir du 24 février”, a précisé un porte-parole du parquet.

Entre-temps, une audience aura lieu fin octobre pour décider notamment quel tribunal étudiera la demande américaine.
Vendredi, l’Australien de 47 ans a comparu par visioconférence depuis la prison de haute sécurité de #Belmarsh, dans le sud-est de Londres, et dit craindre de passer le restant de ses jours en prison s’il est extradé vers les Etats-Unis.

“175 ans de ma vie sont en jeu”, a-t-il déclaré, en référence au cumul des peines encourues pour les différents chefs d’inculpation qui le visent, et dont il a dénoncé la nature en soulignant que WikiLeaks n’était “rien d’autre qu’un éditeur”.

Une vingtaine de personnes ont manifesté devant le tribunal en brandisssant une banderole “Libérez Julian Assange” et une pancarte “Ce ne sont pas des poursuites mais de la persécution”.

Supporters of Assange demonstrate outside London Magistrates' Court, where WikiLeaks founder is due to speak at a procedural hearing via a video link

Pubblicato da RT su Venerdì 14 giugno 2019

Washington accuse Julian Assange d’espionnage et a formellement requis mardi son extradition.

Les Etats-Unis lui reprochent d’avoir mis en danger certaines de leurs sources lors de la publication en 2010 par WikiLeaks de 250.000 câbles diplomatiques et d’environ 500.000 documents confidentiels portant sur les activités de l’armée américaine en Irak et en Afghanistan.

Ils l’accusent également d’avoir “comploté” avec l’ex-analyste militaire Chelsea Manning, à l’origine de cette fuite sans précédent.

Julian Assange est soupçonné d’avoir “aidé” et “incité” le soldat Manning “à obtenir des informations confidentielles en sachant qu’elles pouvaient être utilisées au détriment des Etats-Unis et à l’avantage d’une nation étrangère”, a indiqué fin mai le ministère américain de la Justice, en révélant dix-sept nouveaux chefs d’inculpation.

– “Risques d’atteintes aux droits” –

La lecture “de l’acte d’accusation est très révélatrice de la nature de toute cette affaire”, a estimé mardi le rédacteur en chef de WikiLeaks, Kristinn Hrafnsson, soulignant que la législation anti-espionnage invoquée par la justice américaine était un “cadre juridique archaïque” qui “n’a jamais été utilisé contre un éditeur et un journaliste auparavant”.

Pour lui, cette affaire constitue un “moment décisif pour la préservation du journalisme. Pour la liberté de la presse”.

L’avocat Christophe Marchand, membre de l’équipe juridique de Julian Assange, craint que si celui-ci “pose le pied sur le territoire américain, il ne quitte jamais le pays. Il restera en prison toute sa vie parce que c’est une question de vengeance” pour les Etats-Unis.

Amnesty International plaide également pour que les autorités britanniques n’accèdent pas à la demande d’extradition américaine car Julian Assange “court un risque réel et grave d’atteintes à ses droits s’il y est envoyé”.

“Le Royaume-Uni doit respecter son engagement de ne pas l’envoyer dans des endroits où il pourrait être soumis à la torture, à des mauvais traitements ou à la peine de mort”, a déclaré Massimo Moratti, directeur adjoint d’Amnesty International pour l’Europe, cité dans un communiqué de l’ONG.

C’est officiellement pour éviter l’extradition aux Etats-Unis que l’Australien s’était réfugié en 2012 à l’ambassade d’Equateur à Londres, se soustrayant ainsi à une demande d’arrestation de la justice suédoise qui le recherchait pour viol et agression sexuelle présumés de deux Suédoises en août 2010.

En annonçant jeudi avoir certifié la demande d’extradition américaine, le ministre britannique de l’Intérieur Sajid Javid a déclaré que “c’est maintenant aux tribunaux de décider”.

Il appartiendra toutefois en définitive au ministère de l’Intérieur d’appliquer ou pas la décision de justice.