Marqueurs chimiques, manifestants empoisonnés

Des marqueurs colorés ou transparents, on appelle cela aussi des PMC (produits chimiques marquants). Ce dispositif chimique est utilisé systématiquement dans les manifestations depuis mars en France.

Comme Israël, la France utilise des marqueurs chimiques et des nano-particules contre les manifestants

En France, le gouvernement utilise des marqueurs chimiques et des nano-particules sur des manifestants.

Les Gilets jaunes et les passants sont devenus, à leur insu, des cobayes pour la première expérimentation mondiale sur des humains de nano-particules et de marqueurs chimiques dont l’effet sur les organismes biologiques est encore très mal connu.  

Pour le gouvernement français, il s’agit de « produits de marquage chimique codé » inoffensifs qui imprègnent la peau, les cheveux et les vêtements des personnes visées pour une durée variant entre plusieurs semaines et des dizaines d’années.

Officiellement cette technologie floue n’a jamais été utilisée contre des êtres humains. Cependant, des informations précises recueillies auprès de certains professionnels de la sécurité indiquent que dès lors de l’Acte 18 des Gilets jaunes (16 mars) et ensuite des canons à eau et des gaz contenant des marqueurs d’ADN et des nano-particules ont été utilisés contre les manifestants sans que ces derniers n’en aient été avertis au préalable.

Outre les marqueurs chimiques et les nano-particules dont on connaît très mal les effets sur la santé humaine, l’adjonction de nouvelles substances psychotropes aux gaz CS s’assimile à une véritable expérimentation à grande échelle de nouvelles techniques de contrôle social similaires à celles des pires dystopies des films et romans de science-fiction.

https://www.presstv.com/DetailFr/2019/03/18/591335/La-Macronie-menace-les-Franais

https://www.lci.fr/population/manifestations-des-marqueurs-chimiques-contre-les-casseurs-2115957.html

Ces « armes à ADN » développés en Grande-Bretagne et largement utilisés par Israël contiennent des substances chimiques et biologiques dont la nocivité sur la santé humaine a été délibérément ignorée, notamment en Israël où des détenus palestiniens affirment avoir contracté divers types de cancers suite à leur marquage ADN ou l’usage d’autres techniques de contrôle impliquant des nano-particules susceptibles d’avoir endommagé le matériel génétique des cellules de leurs organismes.

Le gouvernement français a reconnu avoir utilisé des marqueurs chimiques sur des manifestants à titre d’expérimentation lors des manifestations du 1er mai 2018. Or, les populations auraient dû être averties qu’elles allaient faire l’objet d’expériences interdites.

Pour les défenseurs de tels procédés, les produits de marquage ADN ou ARN ne représentent aucun danger, mais leurs propos ne sont étayés par aucune évidence scientifique.

On sait que l’impact de la plupart des produits biochimiques utilisés sur l’homme ne peut être décelé qu’après des années puisque la plupart des études non positives sont systématiquement censurées par les grandes compagnies de l’industrie chimique.

L’usage des substances psychotiques pour le contrôle des manifestations et des émeutes urbaines s’est révélé bien plus dangereux sûr le terrain.

En 2014, les forces de maintien de l’ordre en Ukraine ont expérimenté des bombes à gaz contenant du LSD fournies par une société israélienne sur des manifestants à Kiev et le résultat fut catastrophique : les manifestants ciblés sont devenus bien plus agités et violents et certains ont commencé à avoir des convulsions violentes avant de se lancer à corps perdu vers les véhicules de police, nécessitant l’usage de balles réelles pour les arrêter.

https://www.presstv.com/Detail/2018/09/15/574215/Isral-Gaza-Grande-marche-du-retour-uniforme-protection-fume-manifestants

Au Brésil, la police a expérimenté dès 2016 des substances chimiques censées calmer les émeutiers, mais l’expérience tourna mal et la police a fini par étouffer les violences en utilisant des armes de guerre. En réalité, la substance utilisée ressemblait à une drogue neurotoxique extrêmement dangereuse qui avait un impact direct sur le système nerveux.

En Palestine occupée, les forces israéliennes ont utilisé contre les manifestants certains gaz qui contiennent, outre des perturbateurs endocriniens, des substances hallucinogènes et du LSD afin de rendre les manifestants plus violents afin de justifier l’usage des snipers et des tirs de très haute vélocité (balles en alliage spécial pouvant avoir une vitesse initiale de 1200 m/seconde).

Les gaz utilisés en France pour le maintien de l’ordre incluent le CS (2-chlorobenzylidene malononitrile), des irritants, mais aussi depuis peu des neurotoxiques pouvant profondément altérer les capacités de perception et de conscience.

D’autres types de nano-particules sont de plus en plus utilisés dans le maintien de l’ordre, mais leur usage reste secret, car même les policiers qui les utilisent ne savent pas toujours la nature de l’arme non létale qu’ils utilisent.

Avec les marquages chimiques des individus, les sociétés israéliennes et françaises viennent de franchir un pas supplémentaire dans le contrôle totalitaire de l’individu, jusqu’aux racines de ses cheveux et son ADN.

Source : Strategika 51

C’est quoi les PMC, ces marqueurs chimiques

Les produits marquants, qu’est-ce que c’est ?

Baptisés PMC, les produits marquants codés sont destinées à marquer physiquement les fauteurs de troubles.

Ces solutions (liquides) sont diluées dans les canons à eau ou dans les gaz lacrymogènes (en grenades ou en bombes). Incolores et inodores (et a priori non toxiques), donc imperceptibles, ils deviennent fluorescents quand on les passe aux ultraviolets (UV).

Ce marquage est durable : un manifestant aspergé de PMC sera identifiable trois semaines plus tard si le produit a touché sa peau – et jusqu’à plusieurs mois si le nuage a imprégné ses vêtements.

Ces produits chimiques sont apparus à l’origine pour marquer les billets dans les banques. À noter que ces PMC (ou des produits équivalents) sont déjà testés aux États-Unis et en Inde.

À quoi ça sert ?

Les forces de l’ordre le répètent depuis plus de quatre mois : la plus grande difficulté, lors des manifestations des Gilets jaunes, reste d’identifier les casseurs, le plus souvent encagoulés et masqués.

Les produits marquants codés permettraient de les retrouver plus facilement, chaque manifestation pouvant être associée à un PMC unique, différent, identifiable, un peu comme un ADN.

Quelles en sont les limites ?

Elles sont doubles : législatives et opérationnelles.

Sur le plan législatif, quelle pourrait être l’attitude de la justice face à des manifestants arrêtés sur le seul fait de traces de PMC sur eux ? Le marquage ne pourra dans la plupart des cas que démontrer la présence de la personne touchée à un moment donné, à un endroit donné – rien de plus. Il faudra donc d’autres éléments (photos, vidéos…) pour étayer l’accusation.

Sur le terrain, une dispersion de produits de ce type peut fort bien toucher des personnes pas directement impliquées par les événements.

Il faudrait donc que la police et les CRS aient recours à des « armes de précision » permettant de cibler les responsables d’actes délictueux, pas la foule des manifestants. Pas simple face à des groupes pas toujours identifiables et souvent très mobiles.

Ce à quoi certains membres de syndicats de police rétorquent qu’à partir du moment où les sommations de dispersion ont été faites par les forces de l’ordre, l’utilisation de PMC ne viserait par la suite que ceux qui ont décidé de rester malgré tout, contrevenant ainsi à la loi.

“Deux types de marqueurs”

“Il y a deux types de marqueurs”, a rappelé le ministre. “Un qui est un marqueur coloré qui fait que si vous êtes marqué, au moment d’une infraction par exemple, et qu’on vous retrouve deux heures plus tard dans le métro, il sera plus facile de faire un lien. (…) Les autres sont appelés “ADN” (…) Ce sont des marqueurs transparents qui font que quelques semaines plus tard, si l’enquête aboutit à penser que c’est vous qui êtes responsable, vous êtes interpellé, on va retrouver des traces. On pourra dire, tel jour à tel heure vous étiez devant tel magasin.”

● Quel est l’objectif de ces marqueurs?

Le but de cette technologie est de permettre aux forces de l’ordre d’interpeller les pilleurs et casseurs qui sévissent en marge des cortèges des «gilets jaunes», mais aussi de prouver ultérieurement que ces personnes étaient bien sur le lieu de l’infraction, par la révélation de produits de marquages codés sur la personne ou ses vêtements. Maître Thierry Vallat, explique aussi que ce type de marquage peut aussi avoir un effet dissuasif, et empêcher les délinquants de passer à l’acte par l’apposition massive et visible de la signalétique adéquate aux abords de la zone protégée.

● Quand et comment les marqueurs codés vont-ils être utilisés?

«Très vite», a indiqué le ministre de l’Intérieur: «Nous allons commencer à le développer à partir de la semaine prochaine». Pour parer à toute critique, Christophe Castaner a précisé que ces marqueurs ne seront pas irritants.

Mais pour le moment, le mode de fonctionnement reste assez flou. Le locataire de la place Beauvau a évoqué la possibilité de l’utiliser dans les «engins lanceurs d’eau», ou «avec d’autres techniques». Maître Thierry Vallat explique que «le coupable peut se faire repérer à tout moment, lors d’un banal contrôle routier ou en discothèque, sur projection d’une lumière ultraviolette».

Les forces de police utilisent des canons à eau pour disperser les manifestants du mouvement français des gilets jaunes de l’avenue des Champs Elysées à l’issue d’une manifestation à Paris le 22 décembre 2018, alors que le mouvement s’est manifesté en petit nombre pour un sixième samedi de manifestations à travers le pays. – A Paris, scène de violents affrontements lors des précédentes manifestations, la circulation était normale le matin et la plupart des magasins, à l’exception de quelques boutiques de luxe, étaient ouverts le week-end avant Noël. (Photo par Abdulmonam EASSA / AFP) / La ou les mentions erronées apparaissant dans les métadonnées de cette photo ont été modifiées dans les systèmes AFP de la manière suivante : byline lit[Abdulmonam Eassa] plutôt que[Bertrand GUAY]. Veuillez supprimer immédiatement la ou les mentions erronées de tous vos services en ligne et les supprimer de vos serveurs. Si vous avez été autorisé par l’AFP à les distribuer à des tiers, veuillez vous assurer que les mêmes actions sont effectuées par eux. Le non-respect de ces instructions entraînera une responsabilité de votre part pour toute utilisation continue ou postérieure à la notification. C’est pourquoi nous vous remercions de votre attention et de votre promptitude à agir. Nous sommes désolés des inconvénients que cette notification peut causer et restons à votre disposition pour tout complément d’information.

● Le marquage codé a-t-il déjà été utilisé?

Oui, à plusieurs occasions. Cette technique est déjà utilisée pour protéger des commerces et des particuliers. En 2015, la ville d’Aubagne avait ainsi été choisie pour expérimenter ce nouveau dispositif de marquage chimique. Quelque 700 foyers avaient été équipés d’un kit pour marquer les objets susceptibles d’être volés. À Marseille, de nombreux commerces et centres commerciaux sont aussi équipés de ce système. «En cas de braquages, des brumisateurs cachés diffusent le produit. Le déclenchement de ces systèmes dispersifs est géré de façon automatique à l’aide d’une centrale d’alarme, d’un radar de présence ou de façon manuelle à distance», relève Maître Thierry Vallat.

L’avocat souligne par ailleurs que le marquage codé «avait été utilisé lors de la manifestation du 1er mai l’année dernière», avant de préciser qu’«à ce moment-là, on était encore au titre de l’expérimentation». «Avec l’annonce d’Édouard Philippe, l’utilisation du marquage codé va devenir systématique», conclut-il.

● Le marquage codé, preuve irréfutable lors d’un procès?

Pour le moment, Maître Thierry Vallat ne fait pas état d’une jurisprudence particulière. À sa connaissance, aucun jugement n’a été rendu en condamnant une personne sur ce motif. Il note également que ce marquage sera «une preuve parmi d’autres», le mode de localisation sera irréfutable, mais il faudra prouver l’intention. «En effet, nous sommes en droit pénal. Une stricte interprétation de la loi est donc de mise. Si vous vous trouvez devant un magasin et que vous vous faites asperger, cela ne signifie pas forcément que vous étiez en train de le vandaliser. Il faudra prouver l’intention».

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