Fin des poursuites pour viol contre Julian Assange

Le parquet suédois annonce abandonner les poursuites pour viol contre Julian Assange.

Dès le début de cette enquête préliminaire, Julian Assange s’est dit préoccupé par le fait que l’attente dans les coulisses était une demande des États-Unis qui ne pourrait être stoppée par la Suède et qui aurait pour résultat de lui faire passer le reste de sa vie dans une prison américaine.

Mardi 19 novembre 2019

Maintenant que les États-Unis demandent l’extradition de M. Assange pour qu’il soit jugé pour un travail journalistique sans précédent, il est extrêmement regrettable que cette réalité n’ait jamais été reconnue et qu’un processus en Suède, dans lequel M. Assange a toujours exprimé sa volonté de s’engager et l’a d’ailleurs fait, se soit politisé de façon si exceptionnelle.

Les États-Unis demandent une peine d’emprisonnement de 175 ans. Jusqu’à présent, la Suède n’a pas donné l’assurance qu’elle bloquerait l’extradition de M. Assange par les États-Unis.

L’ONU a enquêté sur l’historique procédural de l'”enquête préliminaire” suédoise contre Assange. Les conclusions sont claires. L’affaire s’est rapidement politisée et il n’y a pas eu de perspective d’un procès équitable depuis de nombreuses années. Une enquête sur la manière dont le système judiciaire n’a pas résisté aux pressions politiques et médiatiques et aux enseignements tirés de l’expérience devrait être poursuivie.

Kristinn Hrafnsson, rédacteur en chef de WikiLeaks, a déclaré :

“La Suède a abandonné pour la troisième fois son enquête préliminaire sur M. Assange, après l’avoir rouverte sans nouvelles preuves ou informations. Concentrons-nous maintenant sur la menace dont M. Assange met en garde depuis des années : la poursuite belligérante des Etats-Unis et la menace qu’elle fait peser sur le Premier Amendement.”

M. Assange est arrivé en Suède deux semaines après la publication par WikiLeaks du journal de guerre afghan, le premier d’une série de quatre publications révolutionnaires de WikiLeaks attribuées à Chelsea Manning.

M. Assange s’apprêtait à publier les journaux de la guerre en Irak, Cablegate et les dossiers de Guantanamo Bay lorsque la Suède a ouvert une “enquête préliminaire” contre lui. À ce moment-là, de hauts responsables américains avaient annoncé que les États-Unis avaient l’intention de poursuivre M. Assange. Les rapports montrent que les Etats-Unis encourageaient également leurs alliés à trouver des moyens de le poursuivre en justice.

L’administration Trump a engagé des poursuites hautement politisées. Sous l’administration Trump, les États-Unis poussent à l’extrême l’intention d’engager des poursuites sous Obama en demandant une peine de mort effective pour Assange en vertu de la loi dépassée de 1917 sur l’espionnage. C’est la première fois que les États-Unis appliquent le Espionage Act à un éditeur.

L’administration Trump demande une peine de 175 ans de prison pour le même travail journalistique qui a valu à M. Assange et WikiLeaks des dizaines de prix de journalisme. La peine potentielle contre l’éditeur sous le président Trump est de quarante ans plus longue que la peine potentielle contre la fuyarde Chelsea Manning sous le président Obama.

Les poursuites engagées par l’administration Trump contre Assange porteront un coup fatal au Premier Amendement aux Etats-Unis et feront reculer la liberté de la presse dans le monde.

Le Crown Prosecution Service du Royaume-Uni, qui agit maintenant pour le compte des États-Unis dans la procédure d’extradition contre M. Assange, a prolongé artificiellement l'”enquête préliminaire” suédoise en conseillant à la Suède de ne pas interroger M. Assange au Royaume-Uni. Lorsque le SPA a informé le Royaume-Uni de son intention d’abandonner l’enquête contre Assange en 2013, le CPS britannique a fait pression sur la Suède pour que l’enquête continue.

Les Nations Unies ont mené des enquêtes indépendantes sur la manière dont l'”enquête préliminaire” suédoise a été menée au cours de ses neuf années d’existence. Les conclusions sont disponibles sur le site Web de l’ONU.


Prochaines dates de comparution :

13 décembre, 10:00 Mention de l’affaire (une audience de procédure au tribunal de première instance de Westminster, une condition obligatoire pour les personnes en détention provisoire en attendant leur extradition)

19 décembre, 10 h 00 Audience de gestion de l’affaire (une audience plus longue au cours de laquelle le tribunal peut décider de reporter ou non les dates de l’audience d’extradition de février)

24-28 février 2020, 10:00 : Audience d’extradition des États-Unis au tribunal de première instance de Belmarsh

Source : https://defend.wikileaks.org/…/sweden-drops-investigation-…/

Ressources : 

Lettre du Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants au Gouvernement suédois (Réf : AL SWE 4/2019)

12 septembre 2019

https://spcommreports.ohchr.org/…/DownLoadPublicCommunicati…

Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire, Avis n° 54/2015 concernant Julian Assange (Suède et Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord).

https://undocs.org/A/HRC/WGAD/2015/54

Campagne officielle Don’t Extradite Assange : 

Contact : Amna Shaddad +44 7852230063, office@dontextraditeassange.com

Fondation Courage : https://defend.wikileaks.org/, @couragefound

Contact : Nathan Fuller nathan.fuller@couragefound.org

Personnes-ressources pour commentaires :

Per Samuelson, avocat de la défense de M. Assange +46 70847333341

Nils Melzer, Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants Nils.Melzer@glasgow.ac.uk

Kristinn Hrafnsson, rédacteur en chef de WikiLeaks +3548217121

SCANDALEUSE PRESSE MUETTE !

Nous allons vous démontrer dans les lignes qui suivent comment le Journal Le Monde perd son temps au lieu de parler de vérités !Nous avons fait un post intitulé : “ÉVITER LA CENSURE ⚠️ Débusquez les Trolls et infiltrés qui surveillent votre compte Facebook. https://www.facebook.com/groups/2098205716932940/permalink/2566063113480529/Si de nombreuses fois cette solution a été « débunkée » sans réels arguments, Le Monde la contredit lui aussi en nous égratignant au passage.Dans son article torchon du 07 novembre le Monde écrit : « Cette mise en garde est diffusée par un site se présentant comme un lanceur d’alerte. Elle précède une série d’instructions permettant de repérer des utilisateurs qui surveilleraient votre compte Facebook » https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/11/07/l-astuce-bidon-pour-bloquer-les-personnes-qui-surveillent-les-comptes-sur-facebook_6018348_4355770.html

Le Monde n’aime pas les Lanceurs d’alerte !

LES LANCEURS d’ALERTE RÉPONDENT AU MONDE« Ce présentant comme un lanceur d’alerte »Pardon ?Messieurs du Monde pensez-vous donc aussi à parler des lanceurs d’alerte qui soutiennent ce site et que vous abandonnez ?L’abandon c’est votre spécialité ?Comme vous l’avez fait avec Julian #Assange, aujourd’hui menacé de mort par votre silence !Vous avez bien profité de ses leaks, comme ceux de Stephanie Gibaud, elle aussi abandonnée par vous et l’état français.Pensez-vous à parler de Yasmine Motarjemi, notre voisine suisse attaquée par Nestlé, l’empoisonneur ?Et Ben Ali Karim, sans emploi, le lanceur d’alerte dans l’affaire Arcelor Mital, vous le soutenez ?La liste est longue.PS : Concernant le post en question, vous auriez dû consacrer votre temps à la défense des nôtres plutôt qu’à celle de Facebook.Qui plus est, votre démonstration ne nous convainc pas !
Les Lanceurs d’alerte, Libres !

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