Inculpé pour corruption, Netanyahu a demandé l’immunité

Le Premier ministre Israélien Benjamin Netanyahu a déclaré mercredi 1er janvier qu’il demanderait l’immunité parlementaire de poursuites dans les trois affaires de : “corruption”, “malversations” et “abus de confiance” auxquelles il est confronté, une décision qui pourrait retarder les poursuites pénales contre lui pendant des mois.

M. Netanyahu a été inculpé en novembre pour corruption, fraude et abus de confiance suite à des allégations selon lesquelles il aurait accordé des faveurs de l’État d’une valeur de centaines de millions de dollars à des barons des médias israéliens en échange de cadeaux et d’une couverture favorable.


ISRAËL – Les avocats de Benjamin Netanyahu, inculpé pour corruption dans une série d’affaires et en lice pour les législatives de mars, ont déposé ce mercredi 1er janvier une demande d’immunité auprès du président de la Knesset, le Parlement israélien, a déclaré Ofer Golan, le porte-parole de Benjamin Netanyahu.

Plus tôt dans la soirée, Benjamin Netanyahu avait annoncé dans une conférence de presse son intention de faire une demande d’immunité, “conformément à la loi”, afin de continuer à servir le pays.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, le mercredi 1er janvier à Jérusalem
RONEN ZVULUN / REUTERS

“Personne n’est au-dessus de la loi”

“Netanyahu sait qu’il est coupable”, a immédiatement réagi Benny Gantz, grand rival du Premier ministre, dans une conférence de presse. Pour l’ancien général à la tête de la formation centriste Kahol Lavan (“Bleu-Blanc”), cette demande d’immunité constitue une tentative évidente d’échapper à la justice.

Le parti centriste Kahol Lavan fera tout ce qui est en son pouvoir pour “empêcher l’immunité” de Benjamin Netanyahu, a-t-il déclaré, ajoutant: “en Israël, personne n’est au-dessus de la loi.”

Le 21 novembre, le procureur général Avichaï Mandelblit a annoncé l’inculpation de Benjamin Netanyahu pour “corruption”, “malversations” et “abus de confiance” dans trois affaires différentes, des allégations que le Premier ministre réfute et qualifie de “chasse aux sorcières”. Le procureur Mandelblit lui a donné jusqu’au 2 janvier pour présenter une demande d’immunité dans ces affaires.

Selon la loi israélienne, tout ministre poursuivi pénalement doit démissionner, mais cela ne s’applique pas au Premier ministre. S’il peut rester en fonction, Benjamin Netanyahu ne jouit toutefois d’aucune immunité face à la justice, d’où le fait qu’il souhaite la demander à la Knesset.

“Piège”

Cette demande doit en premier lieu être évaluée par une commission parlementaire. Or, comme le Parlement a été dissous en vue des élections législatives du 2 mars ―les troisièmes en moins d’un an en Israël―, la demande de Benjamin Netanyahu devra attendre l’issue du prochain scrutin avant d’être étudiée.

Au terme des élections anticipées d’avril, puis de septembre, ni Benjamin Netanyahu ni Benny Gantz n’ont réussi à rallier 61 députés, seuil de la majorité parlementaire pour former un gouvernement. Le président Reuven Rivlin a donc dû confier cette tâche au Parlement lui-même, qui n’y est pas parvenu non plus, précipitant le pays vers une prochaine élection.

Pourra-t-il former un gouvernement ?

En décembre, Benjamin Netanyahu avait annoncé quitter ses fonctions de ministre ―de l’Agriculture, de la Diaspora et de la Santé― qu’il cumulait avec la fonction de Premier ministre, tout en restant chef du gouvernement. Il a nommé dimanche l’ultra-orthodoxe Yaakov Litzman au poste de ministre de la Santé.

Mais des juristes ont demandé à la Cour suprême de statuer sur le droit de Benjamin Netanyahu à recevoir du président le mandat de former un gouvernement en dépit des charges qui pèsent contre lui.

Un panel de trois juges de la Cour suprême a commencé mardi à étudier cette question, indiquant que leur décision serait rendue à une date ultérieure, qu’ils n’ont pas précisée.

“Je n’imagine pas un instant que la Cour suprême d’Israël tombe dans ce piège. Dans une démocratie, seul le peuple décide qui peut le diriger et personne d’autre”, a déclaré le Premier ministre mardi sur Twitter.

Malgré ses démêlés avec la justice, M. Netanyahu, 70 ans, a remporté le 26 décembre les primaires à la direction de son parti, le Likoud, avec plus de 72% d’appuis au premier tour de vote.

Et les premiers sondages dans l’optique du scrutin du 2 mars laissent entrevoir un statu quo chez les électeurs israéliens, a priori encore une fois entre le Likoud et Kahol Lavan.

En décembre, Benjamin Netanyahu a annoncé quitter ses fonctions de ministre de l’Agriculture, de la Diaspora et de la Santé, qu’il cumulait avec la fonction de Premier ministre, mais rester chef du gouvernement. Dimanche, il a nommé l’ultra-orthodoxe Yaakov Litzman au poste de ministre la Santé. Des juristes ont par ailleurs demandé à la Cour suprême de statuer sur le droit de Benjamin Netanyahu à recevoir du président israélien Reuven Rivlin le mandat de former un gouvernement en dépit des charges qui pèsent contre lui.

King Bibi – Benyamin Nétanyahou ou la passion du pouvoir

INFOS URGENTE !

Tumulte en Israël après la mort du général Soleimani, Netanyahou interrompt son voyage en Grèce

le 03 janvier 2020 avec – Sputnik.fr

Benyamin Netanyahou a interrompu son voyage officiel en Grèce après la mort du général iranien Qassem Soleimani dans un raid américain à Bagdad. Une réunion d’urgence aurait été convoquée au ministère de la Défense.

Le ministre israélien de la Défense Naftali Bennett a convoqué une réunion d’urgence avec les chefs des services spéciaux et les commandants de l’armée après l’assassinat du général iranien Qassem Soleimani, rapporte Al Jazeera.

Selon la chaîne qatarie, les forces armées israéliennes déployées aux frontières nord du pays ont été mises en état d’alerte.

Pour sa part, Benyamin Netanyahou a interrompu son voyage officiel en Grèce afin de rentrer en Israël suite à la mort du chef des forces iraniennes al-Qods dans un raid américain à Bagdad, selon un officiel de sa chancellerie contacté par Sputnik.

Téhéran promet des représailles

Selon le Pentagone, cette frappe a été décidée par Donald Trump, qui a lui-même donné l’ordre de «tuer» M.Soleimani.

Emeutes près de l'ambassade US à Bagdad
© REUTERS / THAIER AL-SUDANI – L’ambassade US à Bagdad suspend les activités consulairesAprès l’annonce de la mort du général Soleimani, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a décrété un deuil national de trois jours et promis une «vengeance terrible» aux États-Unis.

Le Président Hassan Rohani s’est pour sa part déclaré persuadé que «la grande nation d’Iran et les autres nations libres de la région prendront leur revanche sur l’Amérique criminelle pour cet horrible meurtre».


#ALERTE ⚠️ L'Iranien Soleimani tué sur ordre de Trump.Une décision du président américain qui fait craindre une…

Pubblicato da Lanceur d'alerte. su Venerdì 3 gennaio 2020


2 mars 2015, Le PM israélien réaffirme l’importance des relations Israël/USA