Anny Duperey s’explique

“On vaccine les plus vieux, comme ça s’il y a des effets, on ne saura pas, ils auront claqué avant”

Anny Duperey ne veut pas être vaccinée : l’actrice explique son choix

Si de nombreuses célébrités exhortent les Français à se faire vacciner afin de sortir de cette crise, d’autres préfèrent passer leur tour. Cela est notamment le cas d’Anny Duperey.

Le 8 février dernier, la comédienne âgée de 73 ans partageait déjà ses critiques contre le vaccin auprès d’Evelyne Thomas sur Non Stop People.

“Je pense qu’il est urgent d’attendre devant un produit complètement expérimental, qui n’a jamais été utilisé jusqu’à présent, qu’on appelle faussement un vaccin puisque ça fait plutôt partie d’une thérapie génique, dont on ne sait absolument pas les effets à long terme. Alors c’est pratique, on vaccine les plus vieux, comme ça s’il y a des effets, on ne saura pas, ils auront claqué avant

Dans Gala daté du jeudi 31 mars, Anny Duperey s’inquiète aussi du retour de la liberté qu’il va falloir “reconquérir”.

Anny Duperey: «Nous vivons dans une dictature sanitaire»
15 févr. 2021

Le terrible combat de sa fille contre la maladie !

Derrière sa bonne humeur et ses personnages hauts en couleur, difficile d’imaginer qu’Anny Duperey a fait face au cours de sa vie à de grands drames. Pourtant, le malheur s’est abattu sur elle alors qu’elle était encore très jeune. Elle n’a que neuf ans quand ses parents meurent asphyxiés par le monoxyde de carbone provenant d’un chauffe-eau défectueux. La petite fille les retrouve sans vie un dimanche matin dans la salle de bains familiale. Ce violent traumatisme a marqué le reste de son existence. Au point qu’à l’âge de 13 ans, elle se jette sous une voiture dans l’espoir d’en finir…

Orpheline, elle n’imaginait donc pas donner la vie. C’est Bernard Giraudeau, son compagnon pendant dix-huit ans, qui va l’inciter à devenir mère. « Pour moi qui suis orpheline, recréer une chaîne, c’était renouer avec le danger de la perte », a-t-elle avoué le 17 février dans l’émission Cultures Médias sur Europe 1. Et puis un jour, Bernard m’a dit : “Ce refus d’enfant, à ce point-là, c’est une forme de suicide…” » Six mois plus tard, l’actrice est enceinte.

En 1982, lorsqu’elle met au monde une petite Sara, suivie deux ans après par l’arrivée d’un garçon prénommé Gaël, elle pense en avoir fini avec les mauvais coups du sort. Mais hélas, après s’être séparée de Bernard Giraudeau, alors que Sara n’a que 6 ans, elle va devoir affronter un autre terrible drame : la maladie de sa fille. Face aux souffrances endurées par Sara qui est le portrait craché de son papa emporté à l’âge de 63 ans par le cancer en 2010, elle présume que la situation est grave.

Il est vrai que les symptômes présentés par la sœur de Gaël laissent alors envisager le pire, comme l’a raconté Anny : « Elle vomissait, s’évanouissait… » a-t-elle ainsi révélé, visiblement affolée. La pauvre Sara endure donc un véritable calvaire, et c’est toute tremblante que sa maman l’accompagne chez un spécialiste. Apprenant son diagnostic, Anny sait que le chemin pour surmonter ce nouveau coup du sort s’annonce long et difficile…

Mais rassurez-vous. La mère et la fille sont parvenues à vaincre cette épreuve qui appartient désormais au passé. Ce mal mystérieux dont souffrait Sara est en effet survenu durant son adolescence. C’est au collège, à 14 ans, que tout a basculé. Là, Sara ne parvient plus à cacher ce qu’elle endure depuis le primaire, cette peur panique de l’école dont elle n’a soufflé mot à ses parents. Certains jours, il lui arrive de perdre connaissance et de vomir. Ces manifestations spectaculaires – reflet de son mal-être intérieur – sont en réalité dues au cauchemar vécu par Sara au collège.

Cette pathologie, nommée phobie scolaire maladive, comme l’a décelée le psychologue chez qui Anny avait emmené sa fille en consultation, va faire vivre l’enfer à cette malheureuse enfant, au point que, chaque matin, sa maman doit redoubler d’efforts pour la rassurer. « Elle s’est mise à vomir devant la grille du collège et à s’évanouir en classe », précise Anny, encore bouleversée.

Considérée aujourd’hui comme une véritable maladie, la phobie scolaire motiverait de 5 à 8 % des consultations en pédopsychiatrie selon les chiffres de la Fondation des Hôpitaux. Saignements de nez, malaises, crises de tétanie, anorexie, certains enfants particulièrement en souffrance sont même contraints de recevoir des soins hospitaliers.

L’écrivaine Amélie Nothomb et l’actrice Marilou Berry ont aussi révélé avoir été touchées par cette phobie de l’école. Sara Giraudeau avait raconté son calvaire en 2012 dans les colonnes de Paris Match : « J’éprouvais une souffrance indescriptible quand je devais aller en classe… » Il faut avouer que, dans ce collège, Sara vit un « enfer » comme elle l’a raconté. Moquée par les autres élèves qui lui font payer le fait d’avoir des parents célèbres, l’adolescente, qui parle avec une voix de petite fille – singularité qu’elle a conservée –, ne passe pas inaperçue… Sa mère révèle que ce harcèlement subi dans la cour de l’école donne à Sara l’envie d’arrêter ses études. Pour Anny Duperey, qui a elle-même eu une scolarité difficile, ce n’est pas concevable.

La comédienne prend donc la décision radicale de changer Sara d’établissement, pour la confier à des enseignants hors contrat. Située dans des appartements, à effectif réduit, cette école sur mesure a sauvé l’adolescente : « Elle y a rencontré un prof de philosophie merveilleux », a expliqué Anny, fière de sa fille et du 17/20 qu’elle a obtenu au bac dans cette matière.

Par la suite, Sara s’accomplira dans la comédie, au point de décrocher un Molière en 2007 et un César en 2018. Et depuis son rôle de Marina Loiseau dans la série de Canal +, Le Bureau des légendes, la jeune femme de 35 ans est devenue aussi populaire que ses illustres parents ! Heureuse maman de Mona (9 ans) et Bonnie (4 ans), nées de ses amours avec le comédien Simon Hubert, celle qui a tant souffert plus jeune dit mettre « un point d’honneur à adoucir le quotidien de ses filles » qui sont scolarisées à l’école publique. Un bon moyen pour elles de « côtoyer le monde réel ». Mais, à la moindre alerte, elle saura répondre présente, comme sa maman l’avait fait pour elle…

Source : https://www.francedimanche.fr/actualites/anny-duperey-le-terrible-combat-de-sa-fille-contre-la-maladie

Anny Duperey, lanceuse d’alerte sur le Levothyrox

Dans son livre Les Résistantes, la journaliste Florence Méréo revient sur les combats menés dans le milieu médical par des femmes. Dépakine, Levothyrox, alcool, prothèses PIP, ces femmes ont lancé l’alerte sans être entendues, puis ont combattu pour mobiliser l’opinion.

Le Levothyrox a été mis sur le marché français fin mars 2017 et a entraîné de graves effets secondaires chez des malades de la thyroïde.

“On était des milliers à avoir des effets secondaires qu’on ne comprenait pas. Elle a lancé une pétition. On m’a dit qu’il y avait un excipient changé dans la nouvelle formule. Au début, on n’y prête pas attention. Et puis on se met à avoir des problèmes de vertige, de crampes, de douleurs. On ne comprend pas. “

“Personne ne cherche ce qu’il s’est passé. Mme Buzyn elle-même a avoué que devant le déferlement des signalements d’effets secondaires qu’il y avait une “inconnue scientifique”. Pourquoi on ne la cherche pas? On a préféré inventer des choses, des grands profs ont même inventé l’effet “nocebo” –effets indésirables psychologiques, ndlr-. On revient à l’hystérie du Moyen-Age”, s’est insurgé Anny Duperey.

A partir d’octobre 2017, des alternatives au Levothyrox ont été rendues disponibles.

Lanceuses d’alerte, elles ont fait bouger la médecine : 12 femmes racontent leur combat

Dans son blog, Marie-Hélène Lahaye, 46 ans, a dénoncé « le modèle fordiste » de l’accouchement, ouvert la voie à un débat national sur les violences gynécologiques. Aurélie Joux, 37 ans, a réussi à prouver que son petit Timéo était né handicapé à cause du Cytotec, un médicament administré pour déclencher un accouchement. Depuis le 1er mars 2018, le labo l’a retiré du marché.

Joëlle Manighetti, 63 ans est devenue la porte-voix des victimes des prothèses mammaires PIP. Quant à Juliette Boudre, 50 ans, depuis la mort de son fils Joseph à cause d’une overdose d’anxiolytiques et d’opiacés, elle court les écoles pour alerter. D’elle, une amie confie : « Joseph a transformé sa mère. Il ne l’a pas éteinte, mais il lui a donné la force de rebondir et d’aider les autres. On ne l’arrête plus. »

Derrière chaque combat, apparaît le visage d’une résiliente, une voix, parfois brisée, une personnalité avec ses aspérités. Le récit, loin d’être manichéen, pose la question de la place de la patiente et pointe l’attentisme des autorités dans bien des cas. Pourquoi lorsqu’un médicament est interdit aux Etats-Unis, est-il encore vendu des années en France sans qu’aucune voix ne s’élève ?

Souvent sans réseau ni argent. Pour elles et surtout pour les autres. Et parce que ce sont elles, les femmes, qui ont payé le plus lourd tribut des dernières crises sanitaires.

Dans une galerie de portraits bouleversants, ces lanceuses d’alerte, simples citoyennes de 32 à 82 ans, rencontrées partout en France jusqu’à la Belgique, racontent la bataille de leur vie. Comment elles ont bousculé le corporatisme médical, débusqué un scandale sanitaire, obtenu la condamnation d’un hôpital, d’un industriel, malgré leur armée d’avocats, fait retirer un médicament du marché contre vents et marées jusqu’à être qualifiées « d’emmerdeuses ». Elles n’ont pas la légitimité de la blouse blanche, mais l’expérience du vécu. Et pour être écoutées, elles l’ont appris à leurs dépens, il faut parfois hurler longtemps dans le silence.

/LP/Jean-Baptiste Quentin
/LP/Jean-Baptiste Quentin  

Dans son blog, Marie-Hélène Lahaye, 46 ans, a dénoncé « le modèle fordiste » de l’accouchement, ouvert la voie à un débat national sur les violences gynécologiques. Aurélie Joux, 37 ans, a réussi à prouver que son petit Timéo était né handicapé à cause du Cytotec, un médicament administré pour déclencher un accouchement. Depuis le 1er mars 2018, le labo l’a retiré du marché.

Joëlle Manighetti, 63 ans est devenue la porte-voix des victimes des prothèses mammaires PIP. Quant à Juliette Boudre, 50 ans, depuis la mort de son fils Joseph à cause d’une overdose d’anxiolytiques et d’opiacés, elle court les écoles pour alerter. D’elle, une amie confie : « Joseph a transformé sa mère. Il ne l’a pas éteinte, mais il lui a donné la force de rebondir et d’aider les autres. On ne l’arrête plus. »

Derrière chaque combat, apparaît le visage d’une résiliente, une voix, parfois brisée, une personnalité avec ses aspérités. Le récit, loin d’être manichéen, pose la question de la place de la patiente et pointe l’attentisme des autorités dans bien des cas. Pourquoi lorsqu’un médicament est interdit aux Etats-Unis, est-il encore vendu des années en France sans qu’aucune voix ne s’élève ?

Leur témoignage, dont nous publions ici des extraits en exclusivité, suivi de leurs conseils pour devenir lanceuse d’alerte, incite le lecteur à s’interroger: sommes-nous toutes des héroïnes insoupçonnées comme Marielle Klein, qui osait à peine prendre la parole pendant les réunions parents-profs. Devenue militante acharnée, elle a réussi à mener un combat qui a abouti à l’arrêt de la commercialisation des implants contraceptifs Essure. Et nous, que pouvons-nous faire à notre échelle?

Ce livre a permis à chacune d’elles de se rencontrer et se découvrir. « Nous sommes toutes un peu cousines », résume Marine Martin, qui a révélé le scandale d’un antiépileptique. De leur amitié naissante, est déjà en train de naître une nouvelle histoire des résistantes.

Lévothyrox

Anny Duperey et Chantal L’Hoir : « Le mépris des malades me met hors de moi »

Chantal L’Hoir et Anny Duperey./DR
Chantal L’Hoir et Anny Duperey./DR  

La scène parisienne versus le resto de Gascogne : les mondes opposés d’Anny et de Chantal se sont percutés lorsqu’un petit cachet a déclenché, en France, un mouvement inédit de protestation. Leurs voix, unies pour l’occasion, y sont pour beaucoup. Pourtant, de tous les rôles, jamais Anny n’aurait pensé tenir celui de lanceuse d’alerte.

— Cela m’emmerde profondément, précise-t-elle d’emblée. C’est du temps volé à d’autres activités […]. Mais le mépris des malades me met hors de moi. Je suis […] seulement un vecteur médiatique qui, pas de chance, n’aime pas qu’on lui dicte sa conduite.

Leur histoire a pour dénominateur commun le Levothyrox, star des pharmacies. Jusqu’en 2017, ses 3 millions d’utilisateurs le plaçaient dans le trio de tête des médicaments les plus prescrits en France. Aujourd’hui, 2,5 millions de personnes, dont une très grande majorité de femmes (85 %), ingèrent tous les jours la pilule blanche bon marché qui compense l’absence ou la défaillance de leur thyroïde. […]

Anny Duperey en prend depuis une quinzaine d’années, quand la ménopause a provoqué un manque de sécrétion d’hormones par sa thyroïde. Chantal L’Hoir depuis 1990, lorsqu’une thyroïdite de Hashimoto, une maladie auto-immune, lui a été diagnostiquée. […]

Le 1er avril 2017, Merck a modifié la formulation de son produit vedette […]. Résultat : un médicament plus stable dans le temps et plus sûr, revendiquaient à l’unisson – et affirment toujours – l’ANSM, agence en charge de la sécurité du médicament en France, et le laboratoire. Problème, pour des milliers de malades, la nouvelle pilule n’est pas passée. Vertiges, maux de tête, épuisement, perte de cheveux, de mémoire, dépression, douleurs musculaires… Les signalements ont afflué auprès des autorités qui ont minimisé leur nombre ahurissant : 31 400 au dernier comptage effectué par les centres de pharmacovigilance […].

— Toi, tu as ressenti quoi exactement ? demande Chantal […].

— Je tournais des épisodes d’« Une famille formidable » entre la France et le Portugal. Ma vision était floue, brouillée. J’ai eu des vertiges soudains, des malaises très inquiétants, au point d’être embarquée par les pompiers. […] Cela a duré des mois, jusqu’à ce que je fasse le lien avec le nouveau Levothyrox […].

— Je ne supporte pas les injustices, surtout quand elles sont faites aux femmes. Il y a pour moi de la violence dans cette affaire Levothyrox : ne pas croire les patientes, dire qu’elles sont trop sensibles, trop angoissées, trop hystériques, relève d’une insupportable négation de l’autre. […] Je veux savoir ce qui s’est passé avec ce médicament et pourquoi nous sommes des milliers à en avoir été otages.


Dépakine – Marine Martin : « On m’a volé le visage de mes enfants »

C’est elle qui a révélé la dangerosité, pour les femmes enceintes, de ce médicament antiépileptique. Fabriqué par le laboratoire Sanofi, il peut provoquer des malformations et des troubles neurologiques graves, dont l’autisme, chez les bébés qui y sont exposés dans le ventre de leur mère. Des enfants ont été touchés. Les siens, Salomé et Nathan, n’ont pas été épargnés, handicapés par les comprimés blancs qui soignaient l’épilepsie de leur maman. Comment aurait‑elle pu savoir que son indispensable traitement attaquait les petits êtres qu’elle couvait? Comme eux, on estime entre 15 300 et 30 600 le nombre de victimes, dont près de la moitié sont encore susceptibles aujourd’hui de demander réparation.

Leur témoignage, dont nous publions ici des extraits publiés par La Parisien, suivi de leurs conseils pour devenir lanceuse d’alerte, incite le lecteur à s’interroger : sommes-nous toutes des héroïnes insoupçonnées comme Marielle Klein, qui osait à peine prendre la parole pendant les réunions parents-profs. Devenue militante acharnée, elle a réussi à mener un combat qui a abouti à l’arrêt de la commercialisation des implants contraceptifs Essure. Et nous, que pouvons-nous faire à notre échelle?

Voir l’ Article Complet du Parisien ICI

Le conseil d’Anny Duperey 

« Lancer l’alerte est une chose, mais il faut que vous fassiez attention aux termes employés pour ne pas déclencher de peur panique, et déraisonnable. Cela vaut surtout pour les médicaments qui ont une importance vitale pour les patients. User de propos effrayants, complotistes, pourrait vous rendre responsable d’un arrêt brutal de traitement par certains. Concernant le Levothyrox, je me suis formellement interdit de prononcer des mots comme empoisonnement, même lorsque j’étais au plus mal. »

«Rendez-nous l’ancien Levothyrox» https://www.leparisien.fr/societe/anny-duperey-rendez-nous-l-ancien-levothyrox-05-09-2017-7237740.php

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