Scandale du Chlordécone. L’Etat, «premier responsable»

L’Etat, « premier responsable » du scandale du chlordécone aux Antilles

“Le génocide Antillais”

L’Etat est le « premier responsable » du scandale du chlordécone aux Antilles. Telle est la conclusion sans appel de la commission d’enquête parlementaire mise en place en 2019 pour faire la lumière sur ce « désastre sanitaire et environnemental » qui a frappé et frappe encore la Guadeloupe et la Martinique.

Le chlordécone est connu pour avoir été utilisé comme substitut au lindane contre le charançon du bananier (Cosmopolites sordidus) dans le monde Atlantique francophone (de 1972 à 1993 dans les Antilles françaises), et contre d’autres insectes attaquant les bananiers malgré son interdiction en France depuis 1990.


Le 27 février 2021, 10 000 personnes ont défilé dans les rues de Port-de-France, c’était le rassemblement le plus important rassemblement depuis 10 ans. Les manifestants dénonçaient la possible prescription d’une plaine contre l’Etat français. 


Il a aussi été utilisé pour de nombreuses autres cultures à des concentrations de matière active variant entre 5% et 90%, dont sur le tabac, les arbustes ornementaux, les cultures d’agrumes, et dans les pièges à fourmis et à cafards (blattes) (c’était notamment la matière active de l’insecticide kelevan). Il a été utilisé comme larvicide contre des diptères, et pour un tout autre usage, comme fongicide contre le mildiou.

C’est aussi le produit spontané de dégradation d’autres insecticides organochlorés. Ainsi le kelevan comme le mirex se dégradent en quelques semaines en chlordécone (qui est beaucoup plus stable qu’eux). On sait depuis 1976 au moins que le mirex se dégrade en chlordécone.
Considéré comme non biodégradable, le chlordécone a dans l’environnement une demi-vie évaluée, suivant les conditions, entre 3,8 et plus de 46 ans, voire bien plus longue dans les sols. Cette persistance, associée à une toxicité élevée, ainsi que des pollutions et intoxications l’ont fait interdire dans de nombreux pays (dès 1976 aux États-Unis) puis définitivement dans le monde (2011), mais après que plusieurs millions de kilogrammes de ce composé aient été produits et dispersés.

Les conséquences de son utilisation jusqu’en 1993 aux Antilles françaises font périodiquement la une des médias français depuis septembre 2007. Selon les données disponibles, il faudra de plusieurs décennies à plusieurs siècles pour en épurer les sols antillais les plus touchés.
Le mirexb et le chlordécone sont deux insecticides chimiquement très proches, issus de l’hexachlorocyclopentadiène (en). Aucune de ces molécules n’existe naturellement dans l’environnement. Ils n’ont plus été fabriqués ni utilisés aux États-Unis depuis 1978.

Autres dénominations
Le chlordécone a été nommé Kepone et Merex dans les pays anglophones et vendu en France sous les noms de Képone de 1968 à

1981 puis de Curlone à partir de 1981.


Historique

Années 1960

Dès 1963, Huber démontre la toxicité du chlordécone, chez la souris de laboratoire et en 1965 il est signalé comme étant aussi reprotoxique chez la souris (« cousin » mammalien de l’humain), et chez la poule.
En 1966, sa production commerciale progresse néanmoins, aux États-Unis par Allied Chemical Company et LifeSciences Product Company (LSPC) à Hopewell, en Virginie. En raison du laxisme de la direction de l’entreprise LSPC, une centaine d’ouvriers sont gravement intoxiqués par le chlordécone, scandale qui commence à être connu en 1975, aggravé par le fait que durant les années 1960 et 1970 l’usine a aussi gravement pollué l’eau, les sédiments et la faune de la James River. Dans l’air le taux de chlordécone y dépassait 3 mg/m3 dans certaines zones de l’usine (trois mille fois le seuil légal de 1 μg/m3). Ce scandale a attiré l’attention du pays et de l’OMS sur ses effets toxiques pour les humains et la faune (aquatique notamment). Ce sera l’origine de l’interdiction du produit aux États-Unis.

En 1968, le 14 juin (alors que la France est agitée par les évènements de mai 1968), le Comité d’études des produits antiparasitaires à usage agricole étudie deux demandes déposées par la société SOPHA basée à Fort-de-France (Martinique), concernant d’une part le mirex (contre la fourmi-manioc) et d’autre part le Képone (alors défini comme « une spécialité à base de « chlordécone » (decachloro- octahydro-1,3,4-metheno-2H-cyclobuta (cd) pentalene-2-one) » et présenté comme visant à détruire les « insectes du bananier » ; le compte-rendu archivé de cette réunion mentionne pour le mirex et le Képone qu’« il s’agit d’une substance nouvelle qui doit être, au préalable, examinée par la Commission des toxiques. Au surplus, pour le mirex des renseignements sur l’intérêt de cette matière active seront demandés au Service de la protection des végétaux de la circonscription Antilles-Guyane ». Aucune autorisation de vente n’est alors délivrée, mais ces deux molécules sont mises à l’étude, l’IFAC ayant d’ailleurs dès mai 1968 mis en place un essai en Martinique alors que des études étaient déjà en cours au Cameroun par l’IFAC depuis 4 ans (depuis 1964). Le 27 juin, la Commission des toxiques examine le « chlordécone » (défini comme « decachloro-octahydro-1,2,4-metheno-2H cyclobuta (cd) pentalène-2-one ») mais sur la base d’un résumé constitué de trois pages non signées, jugé incomplet ce qui justifie un ajournement de l’étude et de l’avis de la commission. Le 4 octobre puis le 6 décembre 1968, une nouvelle demande d’homologation est déposée pour le « Kepone G » et le « Kepone P », cette fois par la Seppic (Société d’exploitation de produits pour les industries chimiques), à nouveau considérées comme « demandes non en règle » par le Comité d’études des produits antiparasitaires à usage agricole qui répète que le chlordécone en tant que substance nouvelle doit d’abord être soumise à l’examen de la Commission des toxiques.

Années 1970

En 1972 (18 septembre), Jacques Chirac (alors ministre de l’Agriculture et de l’Aménagement rural) délivre une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) provisoire pour le chlordécone sous la dénomination commerciale de Képone.
En 1975 le produit est interdit aux États-Unis après l’accident de Hopewell. La question de l’élimination du chlordécone s’est posée très tôt aux États-Unis qui envisageaient déjà en 1978 d’envoyer à l’incinération 80 bidons de Képone au Royaume-Uni. La toxicité du produit était alors connue sous trois angles : cancérogénèse, risques de stérilité masculine et écotoxicité.

Avant 1981, il n’y a jamais eu d’homologation du produit en France ; au profit d’autorisation provisoires (mais plusieurs fois renouvelées) de mise sur le marché, tenant plus ou moins compte des avis de la Commission de l’emploi des toxiques en agriculture, remplacée en 1974 par le Comité d’homologation des produits antiparasitaires à usage agricole et des produits assimilés (subdivisée en deux sections : « Productions végétales » et « Productions animales »), par contre le mirex a lui été homologué.

Années 1980

Aux Antilles, une aggravation de la prévalence du parasitisme des bananeraies est attribuée à l’ouragan David (1980), alors qu’aux États-Unis, le chlordécone cause de lourdes pertes à de nombreux établissements, restaurants et entreprises qui dépendaient de l’eau du fleuve James River ; car depuis 1975 et pendant treize ans, le gouverneur Mills E. Godwin, Jr. y interdit toute pêche sur une distance de cent milles : de l’usine de Richmond (Virginie) à la mer (baie de Chesapeake). Interdiction qui ne sera levée qu’en 1988 quand les efforts de dépollution du fleuve et de ses sédiments finissent par porter leurs fruits.

L’ouragan Allen (1980) est suivi aux Antilles d’un fort développement de parasites des bananiers. C’est l’un des arguments ayant justifié des dérogations d’usage pour les bananeraies de Martinique et de Guadeloupe. De ses premiers usages autorisés (1972) à la date de son interdiction aux Antilles (1993), 300 t de ce pesticide seront pulvérisées (30 g de produit par pied, soit 3 kg/ha et par an). En 1981, le groupe punk Dead Kennedys reprend une chanson Kepone Factory, satire de la controverse entourant Allied Signal et leur négligence concernant la sécurité de ses employés. C’est l’une des chansons de l’album In God We Trust, Inc. Écrite en 1978, la chanson était initialement intitulé Kepone Kids (Les Enfants du Képone).

Cette même année en France, la ministre de l’Agriculture Édith Cresson délivre à la société Laurent de Laguarigue une seconde AMM pour le chlordécone sous la dénomination commerciale « Curlone ». La formulation du produit est faite à Béziers, à partir de la molécule synthétisée au Brésil, avec une commercialisation et importation massive aux Antilles françaises, en dépit d’effets pseudo- œstrogéniques scientifiquement déjà clairement démontrés chez les oiseaux et mammifères.

En 1982, l’ouvrage Who’s Poisoning America?: Corporate Polluters and Their Victims in the Chemical Age passe en revue l’histoire des incidents et accidents liés au Kepone.
En 1986, l’EPA publie Final report on the evaluation of four toxic chemicals in an In Vivo/In Vitro toxicological screen–acrylamide, chlordecone, cyclophosphamide, and diethylstilbestrol, confirmant la toxicité de ce produit.

Années 1990

La France en 1990 (1er février) retire l’AMM du chlordécone pour tout le territoire français. Guy Lordinot (alors Député de la Martinique) relayant de gros planteurs de bananes, fait une demande de dérogation qui permettrait une prolongation jusqu’en 1995, de l’utilisation du chlordécone, à la suite de sa question écrite le 23 avril appuyée par sa lettre au ministre de l’Agriculture du 30 avril 1990. Cette demande est refusée le 5 juin 1990 par Henri Nallet, alors ministre de l’Agriculture, qui précise qu’il y a un délai de 2 anspage2image54806400

à partir du retrait d’autorisation, ce qui permet déjà d’utiliser le produit jusqu’en 1992.
En 1992 (mars) Louis Mermaz, nouveau ministre de l’Agriculture et des Forêts, proroge d’un an la dérogation pour l’utilisation du Curlone.
En 1993 (février), Jean-Pierre Soisson, ministre de l’Agriculture et du Développement rural, répond favorablement à une demande de la SICABAM demandant à pouvoir utiliser le reliquat de stocks de chlordécone (stocks qui avaient été largement réapprovisionnés en août 1990 alors que la décision de retrait d’homologation de février 1990 avait été notifiée à la société Laguarigue qui commercialisait le chlordécone). Le frère ainé de Bernard Hayot, Yves Hayot (mort en 2017) qui était président du groupement des producteurs de bananes de Martinique (SICABAM), et aussi directeur général de Laguarigue a reconnu qu’il avait fait du lobbying auprès de J.-P. Soisson pour l’obtention des dérogations.
Le 30 septembre 1993, ce pesticide est officiellement interdit à la vente aux Antilles françaises.

Années 2000

En 2000 en Guadeloupe, la production d’eau embouteillée de l’usine de Capès-Dolé, après des tests d’échantillons faits le 28 mars, est stoppée (7 avril) en raison des taux de HCHb trouvés dans l’eau à hauteur de 0,5 μg/l (cinq fois la norme) et de chlordécone (0,7 à 1,1 μg/l, soit de sept à onze fois la norme) en plus de traces de dieldrine (0,1 μg/l dans un cas). La société Capès Dolé s’est rapidement (fin avril) équipée de filtres à charbon actif et d’un système d’ultrafiltration sur membranes (5 μm) destinées à retenir les relargages du charbon actif. Les chaînes de conditionnement sont aussi équipées d’une filtration « stérilisante » (membranes à 0,2 μm). Après réglages du processus de filtration, les analyses effectuées par la DDASS le 22 mai confirment l’absence de pesticides dans l’eau. La commercialisation de l’eau embouteillée reprend le 30 mai avec un contrôle hebdomadaire. La société Capès Dolé utilisait le terme eau de source, mais constat fait que la réglementation en matière d’étiquetage n’était pas respectée, elle doit dorénavant employer l’expression eau rendue potable par traitement ; la société concurrente Matouba était dans la même situation. Une recherche mensuelle de pesticides organochlorés est imposée à la charge de Capès Dolé sur une durée minimale de six mois.

En 2006 (décembre), un fonctionnaire chargé de mission interrégionale, Éric Godard et nommé pour coordonner l’action de l’État dans les îles antillaises. Il reste en poste au-delà de 2015.
En 2009, le chlordécone est inscrit dans la convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants, ce qui interdit sa production et son utilisation dans le monde entier.

Scandale du chlordécone aux Antilles : « l’Etat a fait en sorte d’en dire le moins possible »

La Guadeloupe et la Martinique sont contaminées par un pesticide extrêmement toxique, le chlordécone. Les journalistes Faustine Vincent et Stéphane Foucart ont répondu à vos questions.

https://www.lemonde.fr/planete/live/2018/06/07/scandale-sanitaire-aux-antilles-posez-vos-questions_5311216_3244.html


Chlordécone : pourquoi la France a-t-elle tardé à interdire ce pesticide aux Antilles ? Audio publié le 17/10/2019

Vu d’Allemagne.

Le chlordécone empoisonne toujours les Antilles

Publié le 14/10/2019

Interdit à partir de 1990 en métropole, le chlordécone a continué à être pulvérisé pendant des années dans les bananeraies de Guadeloupe et de Martinique, contaminant le biotope et les insulaires. Une situation cautionnée par les pouvoirs publics. 

https://www.courrierinternational.com/article/vu-dallemagne-le-chlordecone-empoisonne-toujours-les-antilles


Banana growing, Martinique, Lesser Antilles, West Indies, Caribbean, Central America

Aux Antilles, le scandale du chlordécone prend de l’ampleur

L’État a reconnu sa responsabilité dans l’autorisation de ce pesticide ravageur, qui aurait contaminé 90 % de la population.

Par Paule Gonzalès Publié le 21/10/2019

C’est un pavé dans la mare dont on ne mesure pas encore l’onde de choc mais qui pourrait coûter cher à l’État, à bien des acteurs de l’industrie chimique et à toute la filière de la banane aux Antilles.

Moment historique, mardi dernier, la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, a reconnu la responsabilité de l’État dans le scandale du chlordécone, ce pesticide utilisé pendant des décennies pour lutter contre le charançon de la banane. Particulièrement ravageur pour l’homme et l’environnement, il n’a été interdit aux Antilles qu’en 1993, quand les pays d’Amérique du Sud et les États-Unis ont interrompu son utilisation entre le milieu des années 1970 et le début des années 1980. Il serait responsable du taux record de cancers de la prostate en Guadeloupe et Martinique. Selon Santé Publique France, l’agence sanitaire de l’État, plus de 90 % de la population seraient contaminés. 


Toxicité

Le chlordécone est une substance biomimétique dans les organismes mammaliens. Il se dissimule facilement dans la voie de la biosynthèse des acides biliaires primaires, et aussi dans celle de la biosynthèse des hormones stéroïdes. La littérature disponible en 1984 citait le foie comme lieu d’accumulation principal.
Les études de toxicité apportées par l’industrie lors des premières demandes d’homologation étaient très incomplètes, comme l’ont montré les effets de toxicité aiguë et chronique déduits des examens médicaux faits sur le personnel de la première usine fabriquant le chlordécone (à Hopewell, aux États-Unis), ainsi que d’expérience sur les rongeurs et des bovins.

Avant 1979 en laboratoire, le modèle animal avait montré une néphrotoxicité (atteintes rénales) et une suppression de la spermatogenèse (reprotoxicité) induite par le chlordécone, qui était aussi déjà reconnu comme fœtotoxique.
Des ouvriers exposés de manière chronique à ce produit (dont par contact) dans une usine de production des États-Unis, ont été victimes de problèmes neurologiques (irritabilité, tremblements, troubles de la vision, céphalées). Des effets toxiques sur le foie ont été observés, ainsi qu’une action de délétion de la spermatogenèse.

Symbole du système général harmonisé de classification et d’étiquetage des produits chimiques indiquant un produit chimique sensibilisant, mutagène, cancérogène ou reprotoxique.

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Frise historique de l’utilisation de la chlordécone aux Antilles Françaises

AUTRES ARTICLES

En Guadeloupe, un stock enfoui de chlordécone inquiète la population 

Publié le 24 octobre 2019

REPORTAGE – Bien avant les polémiques autour du glyphosate, l’usage du chlordécone aux Antilles est au cœur d’un scandale sanitaire depuis de nombreuses années. Ce pesticide, utilisé pour lutter contre un charançon du bananier entre 1972 et 1993, est suspecté d’être à l’origine de nombreux cancers de la prostate. Une commission parlementaire a enquêté ces derniers mois, afin de faire toute la lumière sur ce produit dangereux qui a pollué les sols pour plusieurs siècles. Europe 1 s’est rendue en Guadeloupe, où les élus et les habitants réclament justice.

Du chlordécone enfoui près d’un lycée

Une phrase, prononcée par un élu, a soulevé une vive émotion en Guadeloupe. Le 19 septembre dernier, Joël Baugendre, le maire de Capesterre Belle-Eau, l’une des communes les plus touchées, a déclaré sous serment que des stocks considérables de chlordécone ont été enfouis dans un chantier, après son interdiction en 1993. “Il y avait du chlordécone enterré au niveau du jardin d’Essai des Abymes. Nous avons demandé tout ça à l’époque, par écrit, mais nous n’avons jamais eu de réponses pour pouvoir fouiller et trouver ces résidus”, se désole Joël Baugendre.

https://www.europe1.fr/societe/reportage-en-guadeloupe-un-stock-enfoui-de-chlordecone-inquiete-la-population-3927230


« Le Monde » révèle les conclusions de la commission d’enquête parlementaire sur le « désastre sanitaire » provoqué par l’usage de ce pesticide ultratoxique.

ne-l-etat-designe-premier-responsable-par-la-commission-d-enquete-parlementaire_6020387_3244.html


https://www.lexpress.fr/actualite/societe/chlordecone-la-responsabilite-de-l-etat-est-engagee-reconnait-annick-girardin_2103694.html


https://www.lepoint.fr/politique/des-ministres-auditionnes-sur-la-pollution-au-chlordecone-aux-antilles-12-10-2019-2340853_20.php


Plan Chlordécone – Les connaissances scientifiques https://www.chlordecone-infos.fr/


Evaluation des plans d’action Chlordécone aux Antilles (Martinique, Guadeloupe) http://www.igas.gouv.fr/spip.php?article245

Chlordécone aux Antilles : comment s’est-on débarrassé des stocks après l’interdiction du pesticide ?

On n’a pas fini d’entendre parler du scandale sanitaire du chlordécone. Interdit en France depuis 1990, ce pesticide hautement toxique a été utilisé jusqu’en 1993 en Guadeloupe ou en Martinique où personne ne savait ensuite que faire des stocks restants, révèle Complément d’enquête (France2) dans un reportage intitulé Chlordécone : les Antilles empoisonnées, paru jeudi 27 février. Les Antilles sont aujourd’hui contaminées pour des siècles.  

Scandale du chlordécone

Protégeons les Antillais !

https://www.leslignesbougent.org/petitions/scandale-chlordecone/

NOTRE DOSSIER COMPLET – Pdf – 15 pages

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